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Notre Histoire

65 ans de présence et de service dans le Nord-Kivu

Diocèse de Goma

GOMA

QUE SAIT-ON DU DIOCCESE DE GOMA 

 

  1. ERECTION CANONIQUE DU DIOCESE DE GOMA

Le vicariat apostolique de Goma a été créé le 30 juin 1959 par la Constitution apostolique du Pape Jean XIII, Qui hominum avant de devenir diocèse de Goma quelques mois plus tard gardant les mêmes limites territoriales.

Ce fut le 10 novembre 1959 que le diocèse de Goma fut érigé. La mission de Goma qui était fondée en 1950 fut confiée à l’Abbé Joseph BUSIMBA en 1958 qui deviendra Evêque de Goma quelque temps plus tard. A cette époque, les chrétiens catholiques étaient estimés à 200.000 sur une population qui envoisinait le million, desservis par 10 paroisses sur une superficie de 25.000 Km2. Le diocèse de Goma, outre la ville de Goma, il s’étend sur les territoires de NYIRAGONGO, RUTSHURU, MASISI, WALIKALE, et KALEHE NORD dans la Province du Sud-Kivu.

  1. EVEQUES DU DIOCESE DE GOMA

Mgr Faustin NGABU dont nous célébrons le jubilé d’or de l’ordination épiscopale, avait été nommé Évêque Coadjuteur le 20 juin 1974, il fut ordonné et intronisé Évêque, le 27 octobre 1974 des mains de Mgr Aloys Mulindwa, alors Archevêque de Bukavu. Il succédait ainsi au premier Évêque du Diocèse de Goma, Mgr Joseph Busimba Mikararanga, qui a dirigé ledit Diocèse durant quatorze ans. À son tour, Mgr Faustin Ngabu, après trente-six ans d’exercice pastoral, il a été remplacé par Mgr Théophile Kaboy, le 11 Avril 2010, après avoir été à ses côtés comme Evêque Coadjuteur durant une année. Et en fin, atteint par la limite d’âge canonique, Mgr Théophile KABOY fut remplacé par Mgr Willy NGUMBI, le 19 mai 2019. Parlons en très peu des mots de chacun de ces pasteurs qui ont fait l’histoire du diocèse de Goma tout au long de son existence depuis aujourd’hui 65 ans (Jubile de palissandre). Il est vrai, l’histoire est faite des hommes, des lieux, des dates et des événements. Qu’en est-il de nos quatre pasteurs qui se sont succédés à la tête du diocèse ?

Le premier Evêque du diocèse de Goma fut Son Excellence Mgr Joseph BUSIMBA MIKARARANGA, du 1er mars 1959 au 07 septembre 1974.

Nommé le 1er mars 1959, il reçut l’ordination épiscopale des mains de Jean XIII le 08 mai 1959 en la Basilique Saint Pierre de Rome. Sa devise fût CREDIDIMUS CARITATI (NOUS AVONS CRU EN L’AMOUR).

Il créa des nombreuses œuvres avec comme souci majeur de doter le diocèse d’un réseau solide d’établissements scolaires : un peu partout, il crée des Cycles d’Orientation afin d’éviter aux jeunes écoliers d’effectuer de très longues distances dans tous les sens. Sur les dix-huit écoles secondaires qui existaient à sa mort, trois seulement étaient fondées avant lui. C’est dans ce même élan, qu’il créa le petit séminaire de Buhimba comme pépinière pour les vocations sacerdotales et religieuses. Malheureusement, et c’est pour des raisons évidentes, ce séminaire n’existe plus.

Il est mort le 07 septembre 1974, il y a de cela 50 ans. Et voici le testament qu’il nous a légué : 

Je confesse Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Je crois à la résurrection des morts et à la vie éternelle.

A tous et à toutes je recommande la charité.

Jamais le tribalisme. Credidimus caritati.

Le deuxième Evêque fût Son Excellence Mgr Faustin NGABU, du 07 septembre 1974 au 23 avril 2010. Sa devise c’est UT UNUM SINT (QUE TOUS SOIENT UN, WOTE WAWE MOJA) (Jn 17, 21). Il fut d’abord Evêque Coadjuteur de Mgr Joseph BUSIMBA avant de le remplacer comme Pasteur du diocèse de Goma.

Il a tout donné, pendant 36 ans, pour l’édification de la famille de Dieu qui est à Goma et pour son développement. Il sut organiser son diocèse pendant le moment trouble avec des guerres et des rebellions à répétition. Il a risqué sa vie pour ses brebis à plusieurs reprises et a beaucoup travaillé pour la pastorale des vocations. Il est l’initiateur des Communautés Ecclésiales Vivantes de Base (CEVB) dans le diocèse de Goma.

Il a assumé des grandes fonctions et responsabilités au sein des Conférences Episcopales aussi bien au Zaïre d’antan, en Afrique et dans l’Eglise Universelle.

Un des soucis majeurs de Mgr Faustin NGABU fut de travailler, à la suite de sa devise, à l’unité du peuple de Dieu en combattant le tribalisme. Ce souci le poussa à convoquer, en 1987, un synode au diocèse avec ce thème plus qu’interpellateur : NIKO NDUGU YAKO (JE SUIS TON FRERE). Ce fut une véritable pastorale de la fraternité. Dans la conjoncture ecclésiale et sociale, il n’a jamais abandonné son troupeau. Et pour répondre aux exigences de l’évangélisation par rapport aux multiples défis, Mgr Faustin NGABU a opté pour la méthode de la Nouvelle Evangélisation qui continue à porter ses fruits jusqu’à nos jours : la prise en charge matérielle de l’Eglise par les fidèles laïcs, la prise en charge de nos séminaires, la contribution pour les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM).

Aujourd’hui Mgr Faustin NGABU est Evêque émérite de Goma. Nous sommes heureux de rendre grâce à Dieu avec lui, pour ses 50 ans (Jubilé d’or) d’ordination épiscopale. C’est à juste titre que Mgr Willy NGUMBI, Evêque de Goma, lui rend cet hommage : Aujourd’hui il (Mgr Faustin NGABU) est parmi nous comme un « sage au milieu du village ». C’est pourquoi nous aimons l’appeler affectueusement « Tate » (Grand-Père).

Le troisième Evêque fût son Excellence Mgr Théophile KABOY RUBONEKA, du 23 avril 2010 au 19 mai 2019. Sa devise épiscopale POUR QUE NOUS AYONS LA VIE ET QUE NOUS L’AYONS EN ABONDANCE (Jn 10, 10b).

Ordonné Evêque de Kasongo en 1996, il fut transféré au diocèse de Goma d’abord comme Evêque coadjuteur en avril 2009, puis Evêque de Goma en 2010. Le souci majeur de Mgr Théophile KABOY : Que le Nord-Kivu cesse d’être une province de la guerre, des violences sexuelles, du déshonneur, et devienne le grenier du Congo et des Grands lacs, le grenier de l’Afrique centrale pour une vie en abondance.

Comme Evêque Coadjuteur, il a travaillé à côté de Mgr Faustin NGABU qui l’avait lui-même consacré Evêque en 1996 à Kasongo.

Sous la direction pastorale de Mgr Théophile KABOY, le diocèse de Goma a continué son développement intégral selon la mission et la vocation de l’Eglise. Avec lui, le projet de la Radio Maria a été matérialisé, la procure Hosanna de Kigali s’est modernisée en répondant aux normes exigées par le standard international, le Centre d’Accueil Bakanja a été construit pour l’autofinancement du diocèse, l’Université Catholique La Sapientia de Goma a reçu ses décrets et le chantier de la « Nouvelle Cathédrale » MALKIA WA AMANI de Kituku a été initié… C’est sous sa houlette que furent organisées les festivités du centenaire d’évangélisation d’abord pour Rugari en 2011 et puis en 2012 pour Bobandana.

Le quatrième et actuel Evêque c’est Son Excellence Mgr Willy NGUMBI NGENGELE, du 19 mai 2019 à nos jours, précédemment Evêque de Kindu (25 avril 2007-19 mai 2019). Sa devise c’est OMNIA OMNIBUS (ETRE TOUT A TOUS) (1 Co 9, 22).

Mgr Willy NGUMBI se fait TOUT A TOUS. Il est même proche des déplacés des guerres et s’efforce d’assurer une médiation entre les parties en conflit ; appelle à cor et à cri, à une cohabitation pacifique entre les peuples et à la résolution des crises multiples et multiformes que connaît aujourd’hui la République Démocratique du Congo en général et la Province du Nord-Kivu en particulier. Notons qu’à ce jour, plus de la moitié des paroisses du diocèse de Goma est sous le contrôle du Groupe du Mouvement du 23 mars dit M23.

La proximité entre les prêtres et les fidèles laïcs[1] est l’un des soucis majeurs de Mgr Willy NGUMBI. Voilà pourquoi sous sa direction pastorale, les paroisses se multiplient. En 5 ans, il en a érigé 6. Aujourd’hui le diocèse de Goma compte 35 paroisses malgré toutes les difficultés que traverse le diocèse de Goma. De 4 doyennés que Mgr Willy a trouvés, nous sommes passés aujourd’hui à 7 doyennés. Malgré la guerre, aucune paroisse n’a été fermée et les prêtres sont toujours avec les chrétiens et à leurs côtés, y compris les déplacés des guerres. La proximité des prêtres avec les chrétiens continuent à être une préoccupation pastorale de Mgr Willy NGUMBI. Nous rendons grâce à Dieu pour la matérialisation de cette sollicitude pastorale. C’est lui, Mgr Willy NGUMBI, qui a la grâce et l’honneur de présider au jubilé de palissandre du diocèse de Goma. L’histoire retiendra.

L’Esprit Saint qui guide son Eglise a permis les célébrations de :

  • L’ordination sacerdotale du Père Willy NGUMBI par Mgr NGABU
  • La consécration épiscopale de Mgr Théophile KABOY par Mgr Faustin NGABU
  • La consécration épiscopale de Mgr Willy NGUMBI par Mgr Théophile KABOY

 

  1. MISSIONS ET PAROISSES DU DIOCESE DE GOMA

 

  1. Avant l’érection canonique du diocèse de Goma (1911-1959) : 10 postes de mission.

 

  1. Mission de Lulenga (Rugari) (Notre-Dame du Saint Rosaire) : en 1911 par les Pères Albert SMULDERS, Gaston Provoost et le Frère HYACINTHE.
  2. Mission de Kitalaga (Bobandana) (Saint Joseph) : en 1912 par les Pères Alexandre Gilles de PELICHY, Cyrille VERBEKE et le Frère LUC.
  3. Mission de Kinyamahura (Jomba) (Notre-Dame de Lourdes) : en 1932 par les Pères Alphonse VAN HOOF, Jan VAN BEVER et le Frère ROMOLDUS.
  4. Mission de Mutongo (Sainte Sabine)[2] : en 1935 par les Pères  Jan VAN BEVER, Hubert HERMANS et le Frère ERIC.
  5. Mission de Nyakariba (Marie Auxiliatrice) : en 1947 par les Pères Walter HEYLEN, André DEVOS et le Frère DANIEL.
  6. Mission de Goma (Saint André – Cathédrale Saint Joseph) : en 1950[3] par les Pères Théo TERWINDT, Carl SCHILLEBEECKX et le Frère DANIEL. 
  7. Mission de Birambizo[4] (Notre Dame de l’Assomption) : 1954 par les Pères Michel REYNERS, Arthur BOTTELIER et le Frère ÉDOUARD. 
  8. Mission de Walikale (Sacré-Cœur) : 1955 par les Pères Théophile TERWINDT, Felix FOBE et Gérard KAPTEYNS. 
  9. Mission de Rutshuru (Saint Aloys) : 1957 par, le Père Silvio LAZZARATO et l'Abbé Léopold MUHIMA.
  10. Mission de Masisi (Mater Dei): 1958 par les Pères Jan MEERTENS, Michel REYNERS et Gérard KAPTEYNS.
    1. Après l’érection canonique sous la direction pastorale de Mgr Joseph BUSIMBA (1960-1974) : 15 paroisses dont 5 érigées par Mgr Joseph BUSIMBA

 

 

  1. Mission de Matanda (Paroisse Christ-Roi) : 1959 par les Pères Michel d'HUART, Frans GILS et le Frère ÉDOUARD.
  2. Paroisse de Mweso (Saint Matthias Mulumba) : 1960 par les Pères Matthieu NIJS, Auguste SCHOUTTETEN et le Frère GASTON. 
  3. Paroisse de Goma, Saint-Esprit : 1963 par le Père Jan LAURIJSSEN.
  4. Paroisse de Bibwe (Le Bon Pasteur)[5] : 1966 par l'Abbé Pierre Canisius KABAGAMBA.
  5. Paroisse de Karambi (Saint Paul) : 1965 par les Pères Nazareno BENACCHIO, Emile CARON et le Frère Willy. Fermée en Septembre 1968 elle sera rouverte le 6 Décembre 2000 par les abbés Désiré MATESO et Dieudonné SEBINWA qui venaient de s’y installer depuis août de la même année.
    1. Sous la direction pastorale de Mgr Faustin NGABU: 26 paroisses dont 11 érigées par Mgr Faustin NGABU

 

 

  1. Paroisse Saint Martin de Tours (Aumônerie militaire) : reconnaissance officielle en 2010, curé (l’aumônier militaire) Abbé Jean Bosco HAVUMA. En dépend actuellement l’aumônerie militaire st KIZITO de Rumangabo de laquelle dépendait à son tour cette nouvelle paroisse   depuis 1957.
  2. Paroisse de Binja (Saint François Caracciolo) : 1983 par les Pères Tommaso BARBONA et Paolo Di NARDO. 
  3. Paroisse de Katindo (Notre Dame du Mont Carmel) : en 1986 par les Pères Luis HERNANDES BUENO, Santos, Michel GUTTIERES et Celedonio ALLENDE.
  4. Paroisse de Katwe (Marie, Mère de l’Eglise) : en 1990 par le Père Michel D’HUART, les abbés Émile BIGUMIRA et Claver MAYA.
  5. Paroisse de Katoyi (Notre-Dame d’Afrique) : en 1990 par les Pères André SERET, Xavier CHOQUET, Martin GEORGES et Silvio LAZARATO.
  6. Paroisse de Kitchanga (Saint Barthélemy) : en 2000 par Abbé Richard BEMERIKI, Jean de Dieu LUENDO et le Frère Simon NTAGANDA.
  7. Paroisse de Sake (Miséricorde Divine) : en 2000 par les Abbés  Faustin KAMBALE et Vivien ZIBONUKULI.
  8. Paroisse de Kabasha (Saint Charles Lwanga) : en 2004 par les Abbés Dieudonné SEBINWA et Guy KASAZI.
  9. Paroisse de Ndosho (Saint François-Xavier) : en 2004 par les Pères Giuseppe DOVIGO et Sisto DARORD.
  10. Paroisse de Mugunga (Saint Pierre) : en 2008 par le Père Michel D’HUART, Vincent GAKWAVU et Pascal TULINABO.
  11. Paroisse de Himbi (Bienheureuse Anuarite) : en 2009 par l’Abbé Claude RUJARI et le Diacre Daniel SILIMI.
    1. Sous la direction pastorale de Mgr Théophile KABOY (2010-2019): 29 paroisses dont 3 érigées par Mgr Théophile KABOY

 

 

  1. Paroisse Saint Michel de Kiniezire : 2013 par les abbés Jean-Marie-Vianney KAMBALE et Joseph BANYURWA.
  2. Paroisse de l’Emmanuel/SHABA: 2014 par les pères René MIHI, Thomas NDOVYA et François NZANZU.
  3.  Paroisse Sainte Faustine KOWALSKA de Kiwanja/BUTURANDE : en 2019 par les Pères Simon SAFARI, Georges KOTWA, Pascal HABINEZA et le Diacre Germain LUSENGE, tous de la Société de l’Apostolat Catholique (SAC) dits « Pères pallottins ».
    1. Sous la direction pastorale de Mgr Willy NGUMBI: 35 paroisses dont 6 érigées par Mgr Willy NGUMBI.

 

 

  1. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Kanyaruchinya : en 2020 par les Abbés Patrick HABIMANA, Gilbert NDUNGO et le Diacre Philippe ASIFIWE.
  2. Paroisse Notre-Dame de l’Espérance de Turunga : en 2021 par les Abbés Jean-Baptiste BAHATI et le Diacre Patrick SEMAHANE.
  3. Paroisse Saint Kizito/KYESHERO : en 2021 par les Abbés Pierre Canisius KABAGEMA, Jean-Claude NDORIMANA et Cléophas KHENI.
  4. Paroisse Bienheureux Isidore Bakanja : en 2022 par les Pères Janvier SIRIWAYO, Sylvestre NZANZU, Dieudonné KALAMO et Justin TSONGO, tous de la Congrégation des Clercs Réguliers Mineurs (CRM) dits « Pères caracciollini »
  5. Paroisse Saint Jean Apôtre : en 2024 par les Abbés Faustin MBARA, Valère MAJUNE et le Séminariste Stagiaire Marc BAJYAGAHE.
  6. Paroisse Saint Jean-Paul II d’Itebero/WALIKALE : en 2024 par les Abbés Jean de Dieu UWIHOREYE et Bernardin KUBISWA.

Le diocèse de Goma compte aujourd’hui 35 paroisses réparties en 7 doyennés dont :

  1. Le doyenné de Goma I avec 5 paroisses
  2. Le doyenné de Goma II avec 4 paroisses
  3. Le doyenné de Goma III avec 5 paroisses
  4. Le doyenné de Rutshuru avec 8 paroisses
  5. Le doyenné de Matanda avec 5 paroisses
  6. Le doyenné de Mweso avec 5 paroisses
  7. Le doyenné de Walikale avec 3 paroisses

De ces 35 paroisses, 7 sont administrées par les pères missionnaires (les religieux) et 28 par les prêtres diocésains alors qu’au début toutes les missions étaient entre les mains des missionnaires. Nous pouvons dire que l’Eglise particulière de Goma s’est « indigénisée » (ou inculturée) de plus en plus par ses ministres, en prenant les couleurs locales grâce à la pastorale des jeunes et des vocations. La moisson continue à être abondante. 

Les Paroisses sont structurées en Secteurs, Communautés Ecclésiales Vivantes (CEV), puis en Cellules de base ou Église domestique (la famille). 


 

[1] Le Pape François rappelle les 4 proximités qu’un prêtre doit avoir : la proximité avec Dieu, la proximité avec l’Evêque, la proximité avec le presbyterium et la proximité avec les chrétiens.

[2] Cette paroisse qui était fermée depuis trois décennies (1994-2024) vient d’être réouverte par Mgr Willy NGUMBI qui y a envoyé les Abbés Bienvenu BUSHISHI, Justin KATEMBO et le Séminariste Stagiaire Héritier MIGANDA.

[3] Goma avait une population évaluée à 7.000 habitants.

[4]Elle est fermée pour le moment pour raison de guerre mais le Curé de Kitshanga en assure les services liturgiques.

[5] Cette paroisse est desservie pour le moment par NYAKARIBA et MWESO.

  1. STATISTIQUES DES PAROISSES, DES CHRETIENS, DES PRETRES ET DES RELIGIEUX (SES) DEPUIS 1969 A NOS JOURS[1]
AnnéeBaptisésPopulation%Prêtres TotalPrêtres séculiersPrêtre réguliersCatho par prêtreReligieuxReligieusesParoisses
1969216.364832.893266418463.380776313
1980313.8621.164.022275914455.319738314
1990581.7581.545.85537,69142496.3928015416
1997639.3451.634.49439,18854347.2658514818
2002676.5741.944.57234,87845338.6748915621
2004795.2102.039.0003910158437.8739020323
2006795.21J02.039.0003910562437.5739020323
2013875.0002.211.00039,613879596.34012825726
2016567.6481.443.00039,314192494.02514525228
2023726.3121.701.57242,52551748128485029533

De ce tableau, nous pouvons y dégager quelques constats :

  • Entre 1969 et 2023, la population du diocèse de Goma a presque doublée mais le nombre des chrétiens catholiques n’a pas suivi cette proportion ;
  • Entre 1969 et 2023, le nombre des prêtres a quasiment triplé mais le nombre est toujours insuffisant car en 1969 il y avait 3.380 chrétiens par prêtre et en 2023, il y a 2.848 chrétiens pour un seul prêtre. Ce qui convient à dire qu’aujourd’hui encore la charge du prêtre reste lourde. Ici c’est le lieu de rappeler la parole de Notre Seigneur Jésus-Christ : La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux… (Cfr Lc 10, 1-9). L’Eglise doit renforcer la pastorale des vocations et voir dans les limites du possible comment agrandir la Propédeutique Saint André qui est la porte d’entrée de la formation vers le sacerdoce ministériel.
  • Le nombre des prêtres séculiers (diocésains) a quintuplé (de 18 à 92) tandis que le nombre des prêtres réguliers (religieux) est reste constant (de 46 à 49). Cela fait à ce que la prise en charge matérielle et sanitaire des prêtres séculiers a sensiblement augmentée.
  • Le nombre des religieux a doublé tandis que celui des religieuses a quintuplé. Leur présence se fait sentir positivement dans la pastorale d’ensemble du diocèse quoiqu’en paroisse elle devrait s’améliorer.
  • De 13 paroisses en 1969, nous sommes passés à 35 paroisses. Les prêtres sont devenus plus proches des chrétiens qui ne sont plus obligés de parcourir des longs trajets pour rencontrer leurs prêtres. En conséquence, les chrétiens doivent aussi s’occuper matériellement de leurs prêtres. La pastorale des vocations doit être soignée pour que les jeunes se donnent en se consacrant au Seigneur mais cela nous lance aussi le défi, et non le moindre, pour la formation des formateurs.
  • Par rapport à la population totale, les chrétiens catholiques représentent 39%. Le travail apostolique et pastoral est encore énorme pour appeler d’autres personnes à la foi et pour consolider, amener à maturité la foi de ceux et celles qui ont été baptisés dans la foi catholique. L’annonce kérygmatique reste un moyen efficace pour y parvenir avec la méthode et la pratique de la Nouvelle évangélisation.

 

  1. LES CONGREGATIONS OEUVRANT AU DIOCESE DE GOMA

 

Ce qui précède permet de remarquer clairement que c’est Dieu seul qui mène dans sa Providence l’histoire de L’Église. Dieu reste le seul Maître du cheminement de notre diocèse sous l’impulsion de l’Esprit-Saint. Cependant, de sa nature, affirme le Concile Vatican II, l'Église, durant son pèlerinage sur terre, est missionnaire, puisqu'elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père[2].

 

Ainsi l’histoire riche de l’Évangélisation du Diocèse de Goma a commencé par la première évangélisation avec les missionnaires.  Ils ont contribué, chacun selon son  charisme propre, à la semence et à la floraison de la Bonne Nouvelle du Christ dans ce Diocèse pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes du peuple de Dieu qui est à Goma et la confusion du Mauvais. Mais qui sont-ils, ces experts en humanité et en évangélisation ?

  • D’abord les « Missionnaires d’Afrique » (mieux connus sous le nom de ‘Pères Blancs’), sont les pionniers de l’évangélisation,  dans plusieurs Paroisses du Diocèse, surtout avant son érection canonique : 10 missions ;
  • Ensuite, les Moines Trappistes et les Carmes Déchaussés; les Clercs Réguliers Mineurs connus sous le nom des « Pères Caracciolini » et les Salésiens de Don Bosco ; les Pères de la ‘Société de l’Apostolat Catholique’ (appelés couramment « Pères Pallottins ») et les Pères ‘’Xavériens’’ de Parme ; les Missionnaires Franciscains[3], les Pères Augustins de  l’Assomption et la Compagnie de Jésus (Jésuites) ;
  • Dans la catégorie des religieux non prêtres : Les Frères Maristes des écoles, les Frères Serviteurs de Jésus, les Frères Joséphites ;
  • Quant aux congrégations féminines, nous pouvons citer : les Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique (ou ‘Sœurs Blanches’) ; les Filles de Marie, Reine des Apôtres de Bukavu ; les Religieuses Ursulines de Tildonk et les Cisterciennes Bernardines d’Esquermes ; les Carmélites Missionnaires Thérésiennes ; les Sœurs de St Vincent de Paul de Roeselaere ; les Sœurs de la Ste Famille d’Helmet ; les Sœurs de la Charité Maternelle et les Petites Sœurs de Jésus ; les Filles de la Vierge de Save (appelées les ‘Benebikira’) ; les Sœurs  Oblates de l’Assomption ; les Sœurs de Ste Chrétienne et les Sœurs des Anges ; les Sœurs Pallottines et les Sœurs de St Joseph de Gerona ; les Religieuses de l’Instruction Chrétienne et les Sœurs de Marie d’Ingelmuster ; les Sœurs de la Résurrection et les Sœurs ‘Piccole  Figlie’ de Scré cœur de Jésus et de Marie;  les Sœurs ‘Abizeramariya’ et les Sœurs de St Vincent de Paul de Lendelede ; les Petites Sœurs de Jésus et les Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie ; les Filles de Marie Auxiliatrice dites ‘Sœurs salésiennes de Don Bosco’ et les sœurs du Divin Sauveurs dites ‘Sœurs salvatoriennes’ ; Sœurs Franciscaines de Notre Dame du Mont, les Sœurs de la Compagnie de Marie et les ‘Benemukama’. 
  • Il y a également : les Demoiselles ‘A.F.I.', les ‘Auxiliaires de l’Apostolat’, celles de l’Institut St Boniface, les ‘Missionnaires laïcs Xavériens’ et les Volontaires de Don Bosco.
  • Nous avons aussi des Communautés Nouvelles à l’instar de : Mouvement Focolari, Communauté de l’Emmanuel, Mouvement du Chemin Néocathécuménal.

 

Ainsi donc, pour la grande œuvre d’évangélisation du diocèse de Goma, nous avons :

  • Un Evêque diocésain,
  • Deux Évêques Émérites,
  • Un Vicaire Général
  • 174 Prêtres séculiers 
  • 81 prêtres réguliers 
  • 9 congrégations masculines des prêtres
  • 3 congrégations des Frères,
  • 29 congrégations féminines 
  • 5 Instituts séculiers 4 de droit pontifical et 01 de droit diocésain)
  • 3 Communautés Nouvelles
  • 39 Mouvements d’Action Catholique (MAC) y compris les Groupes de Réflexion et  d’Approfondissement Spirituel (GRAS), les Communautés Nouvelles et les Coopérateurs Laïcs pour les congrégations religieuses ;
  • 32 Animateurs pastoraux du Diocèse, avec des catéchistes  et des « Watumishi ».

 

 

  1. LES STRUCTURES ET LES DIFFERENTS SERVICES DU DIOCESE DE GOMA 

 

  1. Le Centre Diocésain de Pastorale, Catéchèse et Liturgie (CDPCL)

 

            Le Centre Diocésain de Pastorale, Catéchèse et Liturgie/CDPL est l’organe technique de Mgr l’Evêque pour la mission d’évangéliser et d’«inculturer» réellement l’Évangile.

            Pour accomplir la mission qui lui est confiée par l’Eglise, le CDPCL fait usage de trois stratégies principales : la conception, la formation et l’animation.

  • La Conception, pour concrétiser ses attributions d’adapter l’enseignement du Magistère aux réalités locales, d’éditer et de diffuser des instruments indispensables en pastorale, en catéchèse et en liturgie.
  • La Formation, pour renforcer les performances (pour capaciter) des agents pastoraux (prêtres, consacrés, laïcs) à travers les réunions, les animations, les recyclages ou aggiornamento (ou sessions) paroissiaux ou diocésains. 
  • L’Animation pour le suivi et la coordination des activités pastorales, catéchétiques et liturgiques des paroisses en vue d’une pastorale harmonisée et concertée.
    1. L’Économat général au service de l’évangélisation

 

  • L’Économat Général c’est l’instance diocésaine qui a le mandat de diriger les différentes activités d’ordre financier au sein du diocèse. Il supervise et coordonne techniquement toutes les unités de production. Il commande ainsi toutes les structures et activités génératrices de recettes dans le diocèse. 
  • Il met en application ou fait exécuter les résolutions prises au sein du Conseil financier, ordonne les dépenses et contrôle leurs exécutions. 
  • Il gère les ressources humaines qui sont liées directement au service du diocèse exceptées celles des services dits généraux. 
  • Il veille sur tous les patrimoines du Diocèse : les terrains, les maisons, les procures, les fermes, les dépôts, les engins roulants. 
  • Enfin, il assure les relations entre l’Église et les services étatiques dans le domaine qui lui est propre.
    1. La Caritas- Développement (C-D) / Goma

            La création de la Caritas-Développement/Goma remonte aux années 1960 avec pratiquement l’érection canonique du diocèse. Mais jusqu’en 1997, la Caritas-Développement/Goma n’était pas aussi structurée qu’aujourd’hui et ses actions n’étaient pas connues du grand public. C’est sur demande de Son Excellence Mgr Faustin NGABU que celle-ci a pu voir croître ses capacités grâce à l’accompagnement technique et financier de la CAFOD et des autres membres du réseau de CARITAS INTERNATIONAL.

            En outre, les conflits politiques, ethniques, fonciers et les guerres à répetition, les catastrophes naturelles (éruptions volcaniques) qu’a connu le diocèse de Goma et la Région des Grands Lacs ont placé la Caritas/Goma devant des situations qui l’ont amenée à se restructurer et à concevoir un plan de renforcement des capacités à travers lequel sa mission, sa vision, les moyens et les stratégies ont été identifiés et clairement définis. 

            Pour atteindre ses objectifs, la Caritas-Goma a sa structure organisée en quatre départements ou services dont chacun a une mission spécifique vis-à-vis de la population :

  • Département des Urgences il travaille pour subvenir aux besoins des sinistrés, des déplacés internes des guerres et pour le retour progressif de la paix dans la Province du Nord-Kivu. Depuis près de 30 ans, le Diocèse de Goma est devenu l’épicentre des conflits armés avec des dégâts collatéraux aux conséquences néfastes et insoupçonnées.
  • Le Bureau Diocésain des Œuvres Médicales (BDOM) : c’est le service de santé de la CARITAS Développement/GOMA avec comme objectifs :
  • L’amélioration de la couverture sanitaire géographique en vue de rapprocher les structures des soins aux populations,
  • L’amélioration du paquet d’activités pour offrir des soins adaptés et de qualité requise,
  • La participation communautaire et la responsabilité de sa propre prise en charge dans la recherche des solutions aux problèmes sanitaires rencontrés. 

Le BDOM compte actuellement :      

  • 5 Hôpitaux Généraux de référence, 11 Postes de santé, 4 Centres nutritionnels thérapeutiques et 17 centres nutritionnels de supplémentations (disséminés dans les paroisses du Diocèse), 40 Centres de santé de référence, 
  • 3 Centres de spécialisation, à savoir : Le Centre pour Handicapés Physiques (SHIRIKA LA UMOJA), le Centre de Santé Mentale (TULIZO LETU) et le Centre d’Encadrement et Accompagnement des Malades chroniques conduit par le Groupe d’Accompagnement des Malades (GRAM),
  • 3 Instituts Techniques Médicales : MWESO et HEKIMA qui forment les infirmiers généralistes, niveau A2 et SHIRIKA LA UMOJA qui forme les kinésithérapeutes aussi du niveau A2.

            Dans le souci d’encourager la participation de tous, le BDOM confie la gestion des formations sanitaires aux congrégations sur décision de l’Évêque. C’est un service précieux et irremplaçable que l’Eglise offre à la population du diocèse de Goma sans distinction aucune.

  • La Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) : c’est un département dont l’objectif est la restauration de la dignité de la personne humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Elle travaille pour : la promotion et la défense des droits de l’homme ; la paix, la réconciliation, le pardon et la justice ; la gouvernance participative ; le désarmement, la démobilisation et la réinsertion sociale des enfants associés aux forces et groupes armés ; et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux personnes vulnérables. Tout pour la cohabitation pacifique entre les peuples et la plus grande gloire de Dieu.
    1. Le Théologat Saint Jean-Paul II et les autres Maisons de formation du diocèse

 

 

            Le Théologat Jean-Paul II est un Séminaire Diocésain qui a commencé le 10 Novembre 2004 dans un contexte de crises et de troubles socio-politiques que connaît notre Région des Grands-lacs en général et la province ecclésiastique de Bukavu en particulier. Et le décret d’érection a été donné par Mgr Faustin NGABU, alors Evêque de Goma, le 27 Octobre 2005 en en vertu du pouvoir qui lui est reconnu aux termes du Canon 237 § 1. 

Dès sa création, le Séminaire a pris une double option de formation. D’une part, il s’oriente résolument vers la préparation à la nouvelle évangélisation selon l’esprit du Pape Jean-Paul II.  D’autre part, le séminaire entend promouvoir les valeurs d’unité et de fraternité, de justice et de vérité, de paix et de réconciliation car ces valeurs peuvent être une réponse ecclésiale aux divisions et conflits récurrents dans notre région en général et notre diocèse en particulier. 

            S’agissant de la formation proprement dite, nous suivons le programme proposé par la Ratio Studiorum de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et accepté par la Congrégation pour l’Education Catholique[4] où on distingue quatre dimensions importantes à savoir la dimension humaine, la dimension spirituelle, la dimension intellectuelle ou doctrinale et la dimension pastorale. La grande majorité des prêtres diocésains qui œuvrent au diocèse de Goma et qui détiennent des postes de responsabilité, sont les fruits de notre Théologat. Nous bénissons le Seigneur pour son œuvre tout en sollicitant une attention particulière pour la formation des futurs formateurs en théologie biblique, dogmatique, morale, pastorale, en histoire de l’Eglise, en Patrologie ainsi que pour la formation des jeunes en philosophie. Il en va de l’avenir de nos Séminaires et de l’Eglise particulière qui est à Goma.

A côté de ce Théologat, nous avons les Grands Séminaires, Philosophat Mgr Joseph Busimba, Le Séminaire Redemptoris Mater du Chemin Néocathéchuménal et la Propédeutique Saint André. Tous ces séminaires travaillent en harmonie sous la houlette de Mgr l’Evêque du diocèse de Goma en communion avec les Evêques de l’ASSEPB (Assemblée Provinciale de Bukavu).

 

  1. La Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques (COEC GOMA) 

 

La formation et l’éducation des jeunes ont joui de la sollicitude pastorale de tous les Evêques qu’a connus le diocèse de Goma, chacun avec son charisme propre. Le pionnier fût évidemment Mgr Joseph BUSIMBA au lendemain de l’indépendance de notre pays. Aujourd’hui, pour plus d’efficacité dans le rendement, nous disposons d’une Commission diocésaine pour l’éducation et, dans chaque paroisse, d’une Commission paroissiale pour l’éducation. Reste à savoir si ces commissions sont réellement opérationnelles sur terrain.

Le Bureau de la Coordination diocésaine des écoles, autrefois Inspection diocésaine, commence avec l’érection canonique du diocèse de Goma (le 10 novembre 1959) alors sous la juridiction de Mgr Louis Van Steene, alors Vicaire Apostolique de Bukavu, jusqu’à la nomination du premier Evêque, nous avons cité Mgr Joseph BUSIMBA. Néanmoins, l’Inspection remonte aux années 1956-1957 sous tutelle du Vicariat de Bukavu. Lors de la décision d’étatisation (la Zaïrianisation sous le Président Mobutu) des structures éducatives en novembre 1974, la Coordination des réseaux d’enseignement confessionnel fut supprimée au bénéfice de la nationalisation de l’enseignement primaire, secondaire et universitaire jusqu’en novembre 1977[5]. La Coordination ouvrira ses portes avec une convention conclue entre l’’Etat et l’Eglise catholique le 26 février 1977. Cette convention servira de cadre d’un travail en collaboration qui respecte le statut et la mission propres de toutes les parties prenantes. Ainsi, avant de s’engager, chaque enseignant ou personnel, est tenu de signer un « AVENANT » qui est une explication résumée des quelques   dispositions contenues dans la convention et le Règlement d’Ordre Intérieur (ROI).

Ce bureau reste un service technique de l’Evêque, chargé d’organiser, d’orienter et de superviser les écoles en collaboration avec les paroisses. Il travaille en suivant les normes[6] et la doctrine de l’Eglise catholique dans la gestion administrative, financière, pédagogique et catéchétique. 

Depuis sa création par Mgr Joseph BUSIMBA, la Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques a connu les animateurs ci-après :

  1. Mgr Gaspard KAJIGA (1961-1974)
  2. Mgr Patient KANYAMACHUMBI (1977-1979)
  3. Père Julien DEREYMAECKER (1979-1982)
  4. Mgr Charles MAGANYA (1982-1985)
  5. Mr Nicolas BWEMA MANDAZA (1985-2005)[7]
  6. Mgr Daniel KITSA BUUNDA (2005-2020)
  7. Mgr Henri CHIZA BALUMISA (2020-2024)
  8. Abbé Jean-Paul MIHIGO NIZEYIMANA (2024 jusqu’à nos jours)

En vue de faciliter le travail pour une gestion de proximité, la Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques de Goma compte aujourd’hui 5 Coordinations sous-provinciales dont :

  • La Coordination sous-provinciale de Rutshuru
  • La Coordination sous-provinciale de Kitshanga
  • La Coordination sous-provinciale de Masisi
  • La Coordination sous-provinciale de Walikale
  • La Coordination sous-provinciale de Kalehe-Nord
    1. Université Catholique La Sapientia de Goma (UCS-GOMA)

TABLEAU SYNOPTIQUE : NOMBRE D’ECOLES ET D’ELEVES PAR ANNEE SCOLAIRE (ECOLES PRIMAIRES ET SECONDAIRES DE 1959 A NOS JOURS)

 ECOLES PRIMAIRESECOLES SECONDAIRES
 AnnéesNombre d’Ecoles Nombre d’ElèvesNombre d’Ecoles Nombre d’élèves
011959-196026--30062
021960-196126--30189
051963-196427-1834970
271985-198612970984338187
281986-198713378048338525
291987-198813979372349469
301988-1989158848663510902
311989-1990193916283611326
321990-1991221978123611953
331991-19922491031923712582
341992-1993309907543910943
351993-1994296932043911910
361994-199524679332348213
371995-199621673740368760
381996-199717355786418042
391997-1998306844877110215
401998-199921161057498119
411999-20002555896569817
422000-2001245775617013652
432001-2002299940226913130
442002-2003360989378219449
452003-20043661120009918593
462004-200539413940510721648
472005-200641713545712222676
482006-200739814606813127355
492007-200842813873713124954
502008-200943414307713423021
512009-201043715364014136123
522010-201144116722016440325
532011-201244516713518641917
542012-201344515447717840410
552013-201442216657617842649
562014-201545816680919344429
572015-201645916857420147726
582016-2017-167531-46919
592017-2018-163295-47038
602018-2019-164883-45998
612019-2020-213686-54155
622020-2021-198086-49276
632021-2022-205246-53282
642022-202347120850519849064
652023-202445820255619349064

 

De ce tableau, il se dégage que, les effectifs à la fin de l’année scolaire 2023-2024 ont été de 12.382 élèves aux écoles maternelles, 202.556 élèves aux écoles primaires et 49064 élèves aux écoles secondaires. Ce qui donne un total de 264.002 élèves qui ont fréquenté nos écoles avec en tout 661 écoles (10 écoles maternelles, 458 écoles primaires, 193 écoles secondaires), 6262 classes (10 maternelles, 4357 primaires, 1863 secondaires), et 8.269 encadreurs (71 à l’école maternelle, 4.783 aux écoles primaires, 3.415 aux écoles secondaires). La pastorale scolaire est très importante pour l’avenir de l’humanité et de l’Eglise. 

L’enseignement technique, dont le pays et notre province ont tant besoin (ajustage, soudure, plomberie, menuiserie, mécanique, électricité…) est très négligé et même inexistant dans certaines paroisses. C’est le lieu de faire une plaidoirie pour la revalorisation de l’enseignement professionnel et technique pour le développement du pays. Mais encore faudrait-il avoir de bonnes écoles équipées conséquemment.

La section pédagogique est la plus fréquentée (21%) et la plus répandue sur toute l’étendue du diocèse. Est-ce parce que le travail de l’enseignement attire ? Parce que facile à organiser ? Ou encore le travail directement à la portée de la main sans trop d’exigence d’un diplôme universitaire ? Est-ce par manque de moyen pour envisager les études supérieures ? Une étude approfondie mériterait d’être faite.

Entre 1974 et 2003, le nombre d’écoles a quadruplé tandis que le nombre des classes et d’élèves (filles comme garçons) ont doublé. Depuis l’année scolaire 1995-1996 il y a des facteurs perturbateurs dans l’organisation des écoles avec des effets néfastes sur la qualité de l’éducation. Parmi ces facteurs nous pouvons citer : Non payement des salaires depuis 1990, la guerre tribalo-ethnique de 1993, l’afflux massif des réfugiés rwandais en 1994, les guerres politiques de 1996-1998 et les différentes rebellions dont le M23 depuis 2011 jusqu’à nos jours, la gratuité (non encadrée) de l’enseignement de base (écoles primaires). Avec la gratuité à l’école primaire, nos effectifs ont atteint un pic, jamais égalé de 213686 élèves avec une augmentation de 174 classes. Mais avec la résurgence de la guerre du M23, nous avons eu à l’école primaire une déperdition de 15600 élèves aux écoles primaires et 4879 élèves aux écoles secondaires. Beaucoup d’écoles ont dû fermer dans les paroisses de l’intérieur. Comme pour dire il y a beaucoup de dégâts collatéraux liés à la guerre et dont les conséquences sont néfastes aujourd’hui et demain.

On le voit, la contribution de l’Eglise catholique dans le diocèse de Goma pour la formation de l’élite est importante et sensible. D’où l’importance d’y insister pour que la catholicité, notre marque spécifique ne puisse jamais faire défaut et renforcer la collaboration étroite (et active) entre les équipes sacerdotales de nos paroisses avec les écoles. Il serait souhaitable qu’un prêtre du Centre Pastoral Catéchèse et Liturgie (CDPL-GOMA) soit affecté pour les écoles. On y gagnerait fortement. Mais d’abord, que la guerre cesse pour que tous les enfants bénéficient intégralement de leur droit à l’éducation qui est reconnue par la Constitution de la République Démocratique du Congo. Le Pape François ne cesse de nous le rappeler : la guerre est un aveu d’échec.

L’Université Catholique La Sapientia de Goma (2010) est une émanation de l’Institut Supérieur La Sapientia de Goma (ISSA) (2008) qui était aussi une orientation nouvelle de l’Institut des Sciences Religieuses de Goma (ISRGO) créé le 05 septembre 2005 sous la supervision du Centre de Pastorale, Catéchèse et Liturgie (CDPCL) du diocèse de Goma en vue de doter le diocèse d’un personnel formé et qualifié dans l’animation pastorale des fidèles à côté des prêtres, sous l’égide de Mgr l’Evêque.

Notre Université a été créée pour donner espoir aux jeunes face à la décadence du secteur de l’éducation et particulièrement de l’enseignement universitaire dans le contexte post conflits dans notre Province. Mais aussi, les parents ont demandé l’ouverture de cette institution supérieure. En effet, les jeunes formés majoritairement dans nos écoles, se perdaient dans les institutions supérieures et universitaires dont la qualité laissait à désirer. L’Université Catholique La Sapientia de Goma fut donc une réponse pastorale du diocèse de Goma.

L’Université Catholique La Sapientia de Goma, s’appuyant sur les valeurs humaines et chrétiennes, se veut être une institution qui forme les génies de la transformation, pour résoudre les problèmes de société à partir des domaines suivants : Sciences Economiques et de Gestion (Sciences Economiques, Sciences de Gestion), , Sciences Psychologiques et de l’Education (Sciences psychologiques), Sciences de l’homme et de la société (Sciences de l’Information et de la Communication, Sciences de la Populationet du Développement / Développement et Action humanitaire), Sciences et Technologies (Génie Civil, Génie Electrique), Sciences Agronomiques et Environnement (Production Animale, Production Végétale), Sciences de la Santé (Médecine Humaine, Santé Publique) et Sciences juridique, politique, administrative et Relations Internationales (Droit).

Les fondateurs de cette institution du diocèse de Goma sont les Abbés Innocent NYIRINDEKWE, Innocent MUKAMBILWA et Jacques LETAKAMBA avec comme devise : AMOUR, ASSUIDITE, EFFICACITE.

Les organes constitutifs de l’UCS-GOMA :

  • Le Conseil de l’Université (ou Conseil d’Administration) avec comme Président l’Evêque de Goma, Grand Chancelier. Ce Conseil se réunit une fois par an et c’est le Grand Chancelier qui invite, le convoque et le préside. Outre les membres du Comité de Gestion, un Représentant du personnel administratif, technique et ouvrier, un Représentant du corps scientifique, deux Représentants des étudiants, Mgr l’Evêque a les prérogatives d’appeler d’autres personnes selon qu’il le juge nécessaire.
  • Le Comité de Gestion ou Comité de Direction (COGE) : il a la gestion ordinaire et quotidienne de l’université.
  • Le Recteur
  • Le Secrétaire Général Académique
  • Le Secrétaire Général à La Recherche et Directeur Assurance Qualité
  • Le Secrétaire Général Administratif
  • L’Administrateur du Budget
  • Conseil Académique et Scientifique

L’Université Catholique La Sapientia de Goma est une œuvre du diocèse de Goma sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur et universitaire de la République démocratique du Congo qui octroi les différents diplômes. Elle est dirigée selon les Normes édictées par l’Eglise Catholique en la matière. Et le dernier document de référence émanant de la Congrégation pour l’Education Catholique et autorisé par le Pape François c’est : François, Constitution Apostolique Veritatis Gaudium sur  les Universités et les Facultés ecclésiastiques, Librairie Vaticana, 2017. Il manque à notre Alma Mater iles Facultés Ecclésiastiques pour que nous portions canoniquement le nom de « Université Catholique ».

 

  1. QUELQUES CONSEILS ET COMMISSIONS DIOCESAINS 

Nous allons tout simplement citer les différentes commissions diocésaines au service de l’évangélisation et du gouvernement du diocèse sous le haut patronage de Son Excellence Mgr l’Evêque du diocèse de Goma. Il s’agit essentiellement de :

  1. Conseil Episcopal
  2. Promoteur de justice
  3. Conseil pour les Affaires Economiques
  4. Conseil des Consulteurs
  5. Conseil Presbytéral
  6. Conseil Pastoral
  7. Conseil d’Appel
  8. Commission d’Audit
  9. Bureau Diocésain pour Etude et suivi des projets
  10. Bureau Diocésain pour la Protection des Mineurs et des personnes vulnérables
  11. Commission pour l’Evangélisation
  12. Commission pour l’Education
  13. Commission pour les Affaires Sociales
  14. Commission Diocésaine de Communication Sociale
  15. Commission Musique Sacrée
  16. Œuvres Pontificales Missionnaires

 

Chacun de ces services mériterait un exposé à part mais le lieu et le moment ne s’y prêtent pas. Toujours est-il qu’ils sont tous des services techniques de Mgr l’Evêque, chacun selon ses attributions propres pour le bien pastoral de l’Eglise de Dieu à Goma. Chacun a un devoir strict de redevabilité, de rendre-compte. Le diocèse a besoin de voir tous ces Conseil et Commissions fonctionner pour plus d’efficacité et de cohésion dans une pastorale d’ensemble en suivant la vision tracée par Son Excellence Monseigneur l’Evêque du diocèse. Tous contribuent à l’édification de l’Eglise Famille de Dieu qui est à Goma, une Eglise synodale en sortie pour la communion, la participation et la mission évangélisatrice afin d’être TOUT A TOUS.

Par l’Abbé Gabriel HANGI

Données recueillie à l’occasion du jubilé de Palissandre du diocèse de Goma


 

[1] Diocèse de Goma, fr.m.wikipedia.org (Consulté le 26 octobre 2024)

[2] Cf. CONCILE VATICAN II, Constitution dogmatique Lumen Gentium sur l’Eglise, n° 1 ;  Décret Ad Gentes sur l’Activité missionnaire de l’Eglise, n° 2.

[3] Ils ont eu à travailler un moment à Sake et puis ils sont partis.

[4] C’est la même Congrégation qui gère les Universités et Instituts supérieurs catholiques dont l’Université Catholique La Sapientia de Goma.

[5] Le cours de religion dans les écoles fut supprimé ainsi que les Facultés Catholiques de Théologie de l’UNAZA (Université Nationale du Zaïre).

[6] Cfr CONCILE VATICAN II, Déclaration Gravissimum Educationis sur l’éducation chrétienne.

[7] C’est le seul laïc, jusque-là, à avoir dirigé cette Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques du diocèse de Goma, et durant 20 ans.