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LA PROTECTION DE LA NATURE UNE RESPONSABILITE CHRETIENNE

Publié le 14 Oct 2026 dans la catégorie : Communiqué

LA PROTECTION DE LA NATURE UNE RESPONSABILITE CHRETIENNE

La question écologique est devenue plus qu’une urgence et une responsabilité aujourd’hui pour toute l’humanité, mais surtout pour les chrétiens, parce nous avons reçu la mission de Dieu lui-même de protéger, garder, et entretenir notre maison commune, contrairement à la mauvaise interprétation de la bible de dominer la terre.

Dans les saintes écritures, précisément dans le livre de la Genèse Dieu donne à l’homme la mission de cultiver et garder la terre, avec cette mission l’homme est devenu sentinelle de la terre, protecteur, et non dominateur, dévastateur, destructeur.

Selon René Costa, le texte de la genèse (Gn 1, 28) a pu être mal interprété. Le verbe hébreu radah (dominer) ne doit pas être compris comme un permis de détruire ou d’exploiter tyranniquement. Il est immédiatement contrebalancé par l’ordre de cultiver, et garder le jardin (Gn 2, 15). L’être humain n’est pas un propriétaire absolu, mais un intendant (steward) un gérant responsable devant Dieu.

Les chrétiens doivent prendre la question écologique comme une question urgente et se sentir concernés aujourd’hui. Les conséquences écologiques n’épargnent personne aujourd’hui et la solution à apporter à ces problèmes demande aussi l’intervention de la spiritualité et donc des chrétiens. Le Pape François disait : « Si nous prenons en compte la complexité de la crise écologique et ses multiples causes, nous devrons reconnaître que les solutions ne peuvent pas venir d’une manière unique d’interpréter et de transformer la réalité. Il est nécessaire d’avoir aussi recours aux diverses richesses culturelles des peuples, à l’art et à la poésie, à la vie intérieure et à la spiritualité. Si nous cherchons vraiment à construire une écologie qui nous permette de restaurer tout ce que nous avons détruit, alors aucune branche des sciences et aucune forme de sagesse ne peut être laissée de côté, la sagesse religieuse non plus, avec son langage propre. De plus, l’Église catholique est ouverte au dialogue avec la pensée philosophique, et cela lui permet de produire diverses synthèses entre foi et raison... » (Laudato Si n°63)

Il est vrai que sur certains points de la foi, nous avons du mal à nous entendre comme humains, religions ou chrétiens, mais sur le point de la nature, nous avons l’obligation de dialoguer et de chercher les solutions ensemble pour notre maison commune. Quand le problème lié à la nature arrive, il ne regarde ou ne concerne pas seulement, un coin du monde, ou les partisans d’une religion ou d’une église, mais plutôt le monde entier.

La protection et la bonne gestion de notre maison commune est un facteur indispensable pour le vivre ensemble dans l’humanité et cela dénote une charité. Selon Monseigneur Fulgence MUTEBA : la protection et la bonne gestion de l’environnement est un autre facteur de vivre ensemble. Dans l’esprit synodal, toute personne est responsable de l’autre et de la promotion environnementale. Sans une bonne gestion de l’environnement notre unité envers nous-même, envers les autres créatures n’est honnêtement pas possible. Cela peut compromettre notre harmonie du vivre ensemble.

Si nous prenons seulement les exemples de la gestion des déchets d’une parcelle à une autre ou de canalisation d’eau, nous nous rendons compte que nos comportements détruisent la nature. Le pape François pense que la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure. Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne. Il continu en disant : l’écologie véritable passe par des choix personnels et collectifs qui favorisent la fraternité, la justice et le respect de la dignité de chacun. (Laudato Si n° 217)

La protection de l’œuvre de Dieu est tout d’abord le respect au créateur, en suite l’accomplissement de la mission reçue de Dieu comme gardien de notre maison commune et enfin une charité chrétienne vis-à-vis d’autres créatures comme moi. Le chrétien doit être protagoniste de la protection de notre maison commune partout où il se retrouve en respectant les commandements de Dieu comme : « Tu ne tueras pas » dans Exode 20, 13 ou encore en Deutéronome 5, 17

Il se remarque que nos gouvernants en République Démocratique du Congo semblent échoués sur cette question de l’environnement aujourd’hui, le monde peut encore compter et espérer à la conscience chrétienne. Ce dernier temps ; c’est tout le monde qui cri, qui pleurniche contre la chaleur, les inondations dans notre pays, mais peu sont ceux qui pensent à planter les arbres ou à entretenir les caniveaux par exemple.

Si chaque catholique en République Démocratique du Congo pouvait prendre la décision aujourd’hui de planter ne fut-ce qu’un arbre toute l’année et de faire la propriété devant sa parcelle même une fois par semaine, cela va beaucoup contribuer énormément à réduire certains problèmes comme la chaleur, les inondations que connait notre environnement congolais aujourd’hui.

La protection de la nature bien qu’une question commune à toute l’humanité, elle est devenue urgente pour la conscience chrétienne aujourd’hui. Les chrétiens ne doivent plus rester insensibles aux questions de la société aujourd’hui. Selon le Pape Léon XIV : « On constate parfois dans certains mouvements ou groupes chrétiens un manque, voire une absence d’engagement pour le bien commun de la société et, en particulier pour la défense et la promotion des plus faibles et des plus défavorisés. Il convient de rappeler que la religion, en particulier la religion chrétienne, ne peut se limiter à la sphère privée comme si elle n’avait pas à se préoccuper des problèmes touchant la société civile et les événements qui intéressent les citoyens » (Dilexi te, n° 112).

RAMAZANI FARAY Modeste

Prenons conscience de la situation urgente de notre maison commune et agissons chacun selon sa force et possibilité, pour la gloire de Dieu et le bien de nous tous. Une foi qui n’agit pas, une foi sans charité vis-à-vis des autres est une foi morte.

Par le séminariste RAMAZANI FARAY Modeste





Par Mme Lydie WARIDI - 14 Oct 2026